La mobilisation des entrepreneurs à la Cité Numérique: l’heure du bilan.

17 septembre 2014    

Photo des experts mobilisés à la Cité Numérique

La Caisse des Dépôts, par l’intermédiaire de son Directeur Régional Xavier Roland-Billecart, organisaient le jeudi 4 septembre dernier, un travail collaboratif d’experts –  avec au total 80 chefs d’entreprises – autour des axes stratégiques pour la Cité Numérique de Bordeaux / Bègles. L’opération organisée avec le soutien d’AEC et de 3 consultantes aquitaines (Anne Kieffer, Wanda Laurent et Béatrice Rivalier), s’inscrivait dans la continuité des ateliers initiés depuis un an par l’EPA Bordeaux Euratlantique, la Cub, la Région Aquitaine et la ville de Bègles.

L’objectif des ateliers était de commencer à définir une vision stratégique long terme de la Cité Numérique, sur des thématiques à fort potentiel d’innovation et de business: « Living Lab », « Smart City », « Sécurité des Données », « Usine du Futur », « Objets et services connectés ». 

Dans une ambiance studieuse mais décontractée, ces cinq groupes d’experts se sont prêtés à l’élaboration d’une ligne directive pour la future Cité Numérique.

De manière claire, chaque groupe a exprimé le vœux de faire de ce bâtiment-totem, un espace d’un nouveau genre intégrant les problématiques de services propres aux entreprises mais aussi aux usagers. En d’autres termes, prendre en considération la notion de « confiance numérique » dans les rapports entre les différents acteurs, une notion qui permettra  de créer une « plus-value » économique et sociale salutaire.
Ouvrir, rendre accessible, rendre visible, partager, tels sont les impératifs prégnants et nécessaires selon les experts. La Cité Numérique devra être l’impulsion d’un nouveau mode de pratiques, de collaborations, où les initiatives numériques seront le centre névralgique de tous projets et réflexions.
Pour se faire, la Cité Numérique doit parfaire son caractère altruiste par la compétitivité. Elle doit se révéler comme un espace de pointe, qu’il soit technologique comme scientifique, pour couvrir intégralement les différentes étapes et processus émanants du progrès numérique.

Globalement, la Cité Numérique est au cœur de toutes les exigences. La communauté des experts s’accorde à considérer ce lieu comme l’espoir de mutualiser les efforts et les visions d’avant-gardes, l’envie de refonder les logiques industrielles, la responsabilité de diversifier et appuyer les moyens de financements pour favoriser l’innovation et la croissance numérique, la détermination à faire de la Cité Numérique un carrefour d’accueil, un réseau local, régional et européen.

A titre d’exemple, voici les points abordés par le groupe « objets et services connectés »:

L’axe prioritaire à retenir ?
Les objets connectés constituent une triple opportunité pour la Cité numérique :

  1. Ils constituent des éléments tangibles que le grand public pourra venir tester, s’approprier, critiquer via des parcours et showrooms dans une logique de living lab (ni une zone geek, ni une zone industrielle mais une vitrine d’usages et de business)….
  2. …mais ils révèlent également la nouvelle nature des projets industriels de demain, sollicitant une grande chaine de compétences, rassemblant des entreprises venant du logiciel, du hardware, du design, du marketing, des solutions de paiement, de la sécurisation des données, de la visualisation de données, du SAV… Les projets « objets connectés » sont donc par nature fortement collaboratif et potentiellement amplificateurs de synergies locales au sein de l’écosystème.
  3. Puisqu’ils nécessitent des collaborations fortes et variées, les objets connectés et services qui leur sont liés, généreront aux différentes étapes de leur conception d’importantes externalités positives pour l’aura de la Cité numérique, la transformation numérique des filières non nativement numériques et bien sûr pour la « professionnalisation » des start-ups.

 Deux idées fortes

  • Accompagner la création de parcours sur un showroom tournant. Chaque parcours présentera l’ensemble de la chaine ayant permis la création d’un objet et/ou service connecté. Une proposition de service tant B2C (découverte grand public, labo des usages, lancement produit) que B2B (intégration du parcours à un pack visite pour de grand client, réservation du créneau du showroom à l’occasion d’un évènement particulier, mise à disposition de groupes en déplacement sur Bordeaux….). Un parcours par trimestre pourrait être envisagé (en tête : Parcours Client en Commerce connecté). Un équilibre devra être trouver entre offres des entreprises locales et sollicitations d’acteurs extérieurs à la région.
  • Créer un service d’identification de référent local pour aider les start-ups souhaitant développer un service lié à un objet, et dont les moyens humains ne recouvrent qu’une ou deux compétences nécessaires (Exemple : l’accompagnement par Orange d’Octopper pour le développement de son collier connecté pour animal de compagnie).

Cité Numérique, action!

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